Un perpétuel volcan

Je m’installe, je veux écrire un article de blogue. Le portable sur la table de cuisine, les pieds étendus sur la chaise en face de moi, un café et un Perrier à gauche, du papier à droite et 3 tonnes de crayons partout. J’essaie une première tentative… jusqu’à ce que…


Bibi vienne me raconter un rêve (qui fini pu de finir), Fluffyman qui me demande comment j’envisage ma journée, Eve qui me parle d’un truc organisé à l’école, Sarah qui écoute des vidéos sur l’autre portable plus la télé qui joue dans le vide. S’ensuivent deux messages sur Messenger et possiblement mon cellulaire qui m’avise qu’un texto est rentré. Tout ça, simultanément…


Je finis par pogner les nerfs parce que je ne comprends pas qu’ils ne comprennent pas.

Je recommence mon article 4 fois, je perds mon idée et c’est le chaos… dans ma tête. Mais ils ne comprennent pas. Ils ne le voient pas. C’est trop abstrait.


J’ai pourtant expliqué souvent que je ne pouvais pas me concentrer dans les circonstances imposées. C’est lourd, c’est fatigant et je viens complètement épuisée. C’est comme si, on vous bombardait à longueur de temps (24 h sur 24) avec des petites roches. Rien de douloureux, mais juste assez pour « gosser ». Au bout d’un certain temps, l’impatience et l’intolérance s’installent et ça pète !


Et ce qui est fâchant, c’est d’essayer d’expliquer qu’on n’est pas capable de faire autrement. Que notre réalité est différente. Que notre fonctionnement est « particulier ». C’est difficile aussi de constamment rappeler à l’autre que c’est notre réalité. Et qu’on ne peut pas rien y faire pour la changer. Il faut juste se trouver des outils, des idées pour s’adapter autrement.


Sauf que, pour ça, il faut que l’autre… comprenne et assimile que je suis différente !

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