Rage

Mon café est frette. Je barbouille n’importe quoi dans mon moleskine, j’écris dans un autre cahier. Essayer de sortir cette rage qui est barrée en dedans. Attendant l’étincelle qui va faire que ça va péter ! Exploser, consumer…


Être comme un super héros qui tient une bombe à bout de bras, mais il ne sait juste pas où la pitcher pour éviter les dégâts. Essayer d’éviter le pire. Pour ne pas que ça pète dans face de la mauvaise personne.


Mais moi, je ne la lâche pas. J’suis comme prise avec. Parce qu’il ne faut pas faire du mal aux autres. Faut mettre des gants blancs maintenant pour exprimer ses émotions. Remettre en doute la validité de cette émotion, parce que ben voyons « t’exagères » pour pas grand-chose.


J’écris ces lignes, et à part vous partagez ma platitude, je sais que je ne fais pas grand-chose de l’fun actuellement. Je sais que je suis éteinte et qu’on ne me reconnaît put. Je sais que ma compréhension a rétrécie et que j’ai pu envie de faire d’efforts pour m’adapter aux autres.


Oui je me trouve plate. Assez pour rester enfermer entre 4 murs à réchauffer éternellement un café qui est pu bon, même réchauffer 12 fois dans le four micro-ondes. Sur le qui-vive prête à mordre le premier qui osera traverser la limite, MA limite. Qui va scraper mon terrain à coups de pied parce que lui, y s’en calice. Parce que ça lui apporte réconfort, bien être… parce que cette personne là, se choisit elle. Et elle s’en tape que je sois au bout ou non.


Elle va fermer son âme avec une clôture de barbelée pour me tenir loin. Parce qu’elle, cette personne, elle ne se préoccupe pas des dégâts.


Quand ma rage va sortir, j’aime autant mieux pas être là !

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