Remerciée

*** AVERTISSEMENT *** Même si ce texte concerne une situation déplaisante par rapport à moi, il est hors de question que je fasse du dénigrement de qui ou de quoi que ce soit par rapport à cette situation. Je n’accepterai donc, pas, tout commentaires déplacés non plus.

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REMERCIÉE… de mon travail.


Une rencontre et un bout de papier formel pour m’aviser que mes services n’étaient pas retenus.


Le néant tombe, la colère gronde et le flot de larmes s’installe. “Sors” que ma tête me dis. “Sort vite”. Et là, le tunnel où on voyait enfin une solution de stabilité, de sécurité, se ferme doucement devant soi. Je suis devant le néant. Le vide… rien.  Incapable de dire quelque chose de sensé pendant la rencontre (du moins je crois). N’étire pas le calvaire la grande, sors.


Je m’enlise dans le divan, regardant indifféremment le ménage pas fait. Qu’est-ce que je vais faire ? J’suis don ben poche. Le bashing pour me battre intérieurement commence. “Super facile” (ironie) de trouver le soleil dans un ciel gris. 


Je me bombarde de “j’aurais du faire ça” de “j’aurais dont du”. Mais à quoi ça m’amène ? À rien.  Le cerveau roule à 100 000 à l’heure essayant de tout analyser comme si j’pouvais encore changer quelque chose.


Mais non… Prends une autre trail miss… pis on se bat pas contre la trail.


La tornade de néant se poursuit, je suis bonne pour faire quoi moi ? Je l’ai oublié. Le cerveau s’amuse à nous rendre dans un état de “marde”, un peu comme une peine d’amour, qui nous détruit lentement pour un certain temps.


J’en suis là. Depuis hier. Pendante devant un ravin. J’vois rien. Pas de pont, pas de fil, juste le fond.  Pis faut que je me lance. Ça ne me tente pas. Vraiment pas.


À matin, là, devant mon portable “frette” pis mes graines de toasts, j’aimerais ça être socialement une copie carbone de ce qui est normale comme tout le monde.


J’aurais peut-être du être, quelqu’un d’autre. Pour une fois.





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