F comme fille

17795816_10154308326865766_7493660232061885252_nAux dernières nouvelles, je suis une fille. Avec un F majuscule. Avec tout ce que ça implique. À quelques exceptions près. Je sais que je suis un peu différente, mais quand même. À ce point là ?


Je vous regarde, troupeau de madames, un peu découragée. Il est par moment, difficile de s’intégrer. Je suis la blondasse de service, la menace.  La voleuse de job, la voleuse de chum, la voleuse d’ami(e)s… celle pour qui lier des liens c’est “ben trop facile”. Elle est où cette belle solidarité féminine, qui prône l’égalité ? Qui gueule à tout vent, que nous avons des droits et que nous devons les faire respecter. C’est quoi cette hypocrisie en dentelle, qui est supposément acceptable ? Parce que “bitcher” ça remonte le niveau social et l’estime de soi. Parce qu’il y a une fausse compétition de la meilleure miss madame au monde ?? À laquelle je ne participe pas.


On m’intègre à des guerres ouvertes que je n’envenime même pas. Pire, je me sens coupable d’être ce que je suis et de déranger la routine tranquille des dames. J’ai le regard assassin, le sourire baveux et la réplique qui déboussole. Je suis une menace. Je dérange.


C’est désagréable. Et pour moi, et pour les autres. D’avoir à prouver, que finalement, je n’en veux pas plus que les autres. Que je veux juste MA place, près de la leur.


Alors qu’elles perdent leur temps à me dessiner comme une muraille de Chine, j’ai réellement l’air de la cage à poule pleine de trous, qui laisse passer les courants d’air et les mouches et qui retient pas grand chose au final en donnant l’impression de protéger quelque chose.


Je trouve cela, dommage. Réellement.

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