Dépendance affective II

Ma tête déborde. Sauf quand je dors. Ou coller contre une personne que j’aime. Elle s’arrête et ça me soulage. Un certain temps.
Mes pensées virevoltent fracassant les rebords de ma tête. À une vitesse folle. C’est incontrôlable. Avec le bruit, les cris… je capote ! Une phrase un peu trop sèche, un demi-ton de trop, ça me tire en plein coeur. Le coeur à l’air libre… ça brûle.
Le calme, l’eau, la mer, le fleuve, le bois, la neige… le silence me rappellent que j’ai un bouton “pause” qui m’apaise. Les idées disparaissent et je suis bien. La caresse du vent, le soleil sur ma peau me réconforte et aspire mon anxiété.
Me perdre dans tes yeux, sentir tes lèvres contre les miennes me libère de ce martellement. Ma douceur se libère avec cette envie folle de montrer le meilleur et le plus doux. Envelopper l’autre et le passer par dessus le mur qui me protège.
Parce que tu apaises mes cris silencieux, ma folies et mon brouhaha de pensées… un temps. Le temps de me ressaisir. D’oublier de penser. Focusser sur ta peau m’évade vers le vide, le néant. Et le néant c’est paisible.
Je pourrais me perdre dans ton regard des journées entières parce qu’il soulage les miens sur mes blessures. Je me sens protégée, à l’abri de ma tête, de mes émotions qui viraillent. Comme la grêle, ça pince. J’écrase. J’ai mal, mais je me relève.
SI on ajoute les pensées des autres, les conseils qui me bombardent, le chaos s’installe. Je perds le contrôle de mes balises, mes repères. Je veux m’isoler de ce flot de vagues. De paroles, de questionnement… ça fait trop de tempêtes.
Un chaos intense que le seul moyen de tout arrêter, tout geler c’est de tout cacher pour ne plus rien ressentir. Ni moi, ni les autres.
Je ne t’aime sûrement pas. Mais tu es un apaisement. Parce que tes idées sont plus belles que les miennes. Parce que ton énergie est contagieuse et parce que si je me colle sur toi, le chaos disparaît… un temps.
Ce n’est pas de l’amour, je sais… C’est la peur de perdre tout cela, qui constitue ma dépendance. Un apaisement mental, physique et moral…. Un très grand break du chaos !
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