Taguée

C’est quand même pathétique, de se sentir obligée de justifier un diagnostic qui a été suggéré voilà 11 mois. De justifier, défendre quelque chose qui a fait ses preuves et qui démontre une amélioration considérant dans ma vie actuelle. Pire, être taguée à vie, parce que j’ai osée aller chercher de l’aide. Et encore pire, taguée d’une faiblesse passagère qui ne définit pas ce que je suis.

C’est pathétique d’étiqueter les gens de la sorte. Justifiant des gestes ou des attitudes sans considérer le bagage de la personne. Sans prendre en compte ce qui l’entoure. Pathétique de définir par une maladie passagère pour mettre en doute ses capacités émotionnelles et ses qualités.  

Je n’ai pas à me justifier. Je le réalise aujourd’hui. C’est injustifiable de parler de tristesse, d’épreuves et d’essayer de faire comprendre une situation qui est nôtre et que personne ne peut comprendre, tant et aussi longtemps que la personne n’a pas mis ses grosses fesses à notre place. Tant et aussi longtemps que la même situation ne « collisionne » pas l’autre en pleine face.

Facile de comparer et de juger. Facile de penser qu’on se forge une opinion parce qu’une personne a vécu une situation similaire. Mais malgré toute cette envie de fusionner l’humain à une seule émotion ou expérience de vie, celui-ci reste unique. Dans ses expériences, sa force et sa solidité.

Nous nommons les choses pour faire bouger des préjugés, parce que c’est beau en théorie. Mais si au lieu de vivre en « théorie » on pratiquait la compassion pour essayer de comprendre la souffrance des autres… peut-être que des préjugés et des étiquettes, ils n’y en auraient pas.


Et malgré ma fragilité de marde, je la nomme, je l’admets et je vis avec. Que ça vous plaise ou non. C’est tout ou rien ! That’s it !
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