Histoire d’amour 0 = Échec 1

Je croyais fortement qu’avec le temps, j’apprivoiserais la bestiole. Je l’aiderais à guérir ses blessures et que j’étais la meilleure personne pour l’aider à cheminer. Je croyais qu’on avait des bases solides et qu’on pourrait passer au travers de n’importe quoi.

J’avais pas prévu une écoeurantite aïgue de toute. La pression de tous et chacun et de l’impatience qui se pointerait. Il a fini par se fermer sur lui-même et faire un grand “fuck you” à tout ce qui l’entoure. La bestiole est retournée dans son armure et est retournée dans le fond du bois. Parce que c’est plus simple de trimballer ses blessures loin, à la vue de personne.

Je suis pourtant convaincue que c’est la bonne personne. Pourtant, je ne semble pas être à la hauteur. Du moins, il ne veut pas de moi dans ce cheminement là. C’était plus facile de le faire pour moi. Je ne fais pas dans la délicatesse quand il s’agit de mettre de mots sur ce qui me dérange. Je serai toujours authentique et vraie. Je ne crois pas aux silences durant les années, qui accumule rancœur et non dits. Je ne crois pas aux chicanes intenses, mais je pense que chaque chose doit être dite et prise en compte. Sinon, à force de mettre de l’eau dans son vin l’autre fini par boire de l’eau.

A passer son temps à ne rien dire, ce qu’on aime ou pas, ou à faire plaisir à l’autre, on se perd. Et je crois, que ça, il doit l’apprendre.

Mais est-ce que le temps, réellement, aurait changé quelque chose ? Je ne peux pas faire le bout de chemin qu’il doit faire à sa place. Et rien ne changera, s’il ne le fait pas.

J’ai aussi un bout de chemin à faire. Et pour ça, j’ai droit d’avoir du temps. Parce que tout n’est pas non plus réglé dans ma tête. Même si je suis sur le bon chemin.

J’y crois. Je l’aime. Mais ça semble à sens unique ce coup ci. Il est vrai que c’était plus confortable, d’être avec quelqu’un qui ne dit rien, ne s’offusque à rien, ne se rebelle contre rien… mais à la longue ça use.

Je lui en veux un peu beaucoup. Parce que c’est la deuxième fois qu’il me fait le coup. La peine est toujours aussi douloureuse et je ne comprends toujours pas sa manière de fonctionner.

Je pense qu’il ne pense pas de la bonne manière et qu’il a tord de fermer ses émotions pour se protéger. Le fond est excellent, il faut juste y mettre du sien. Mais ça, je peux pas le faire à sa place.

Back to Top