Lui parler dans le blanc des “nyeux”

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Je la décrirais comme un grand personnage à la face machiavélique, au regard malsain. Un être qu’on regarde arriver avec méfiance et pourtant avec lequel on est assuré d’être solide. Elle nous regarde de ses grands yeux sombres arborant un sourire ravageur: “Tu te crois solide ?” dira-t-elle nous détaillant de la tête au pied. “ouais, ce coup là, je suis solide!” Convaincue que mes deux pieds sont verrouillés dans des dalles de béton. Emmurée dans une bulle de verre incassable. “ouais j’suis sûre!” un regard défiant n’importe quoi, n’importe qui, se sentant indestructible.

C’est alors qu’elle se met à rire fort, trop fort. Tirant le tapis sous nos pieds, nous faisant glisser malicieusement, traitrement par derrière pour déstabiliser et pour nous retrouver encore par terre.

“eh ben, championne ! T’es pas si solide après tout! Relève-toi et recommence. T’as du boulot!” Et après avoir jouer à son jeu débile, la vie reprend son chemin parce que semble-t-il que nous grandissons dans les coups durs.

Par moment, je la pognerais par le chignon et je la secouerais violemment pour lui dire “aie !!! Ça va faire !!!!!! Crisse moi patience! C’est assez le festival des “bitcheries!” Chaque jour est teinté d’une lueur d’espoir grisaillé d’une petite teinte de gris. Parce que la vie, malgré son grand sarcasme doit vouloir nous apprendre à profiter de chaque instant au maximum.

Je ne suis pas encore assez solide. Du moins, pas devant la maladie des êtres que j’aime. Je voudrais juste, qu’on sacre patience aux gens que j’aime. Un temps !

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