Affronter le néant

 

Ceci est un texte qui traine depuis deux ou trois mois dans ma boîte de “brouillon”. J’osais pas le sortir. Par peur… Mais aujourd’hui, je n’ai plus peur.

Un matin sur deux, c’est un coup de dé. La crainte de ressentir ce resserrement dans ma poitrine, ces tremblements, ce mal être, cette lourdeur, cette tristesse. Une nouvelle routine inconsciente de mon corps. Pourquoi ? Je sais même pas. Le seul truc que j’ai trouvé, me lever en étapes. Découper ma journée.
“Ok, lève toi, prends tes médicaments, va à la salle de bain et fais toi un café, après on verra.”
Doucement je m’apaise.
Ce matin, c’est le matin que je redoute: le lever est difficile. Je suis triste, anxieuse et je traine dans mon lit. Ce matin, je peux. Mais plus je tarde à prendre mes médicaments, plus le sentiment lourd reste là. Alors je me botte le derrière.
J’ai envie de rire aux larmes à nouveau, à courir partout en explosant de joie de vivre, à étendre mon positivisme à perte de vue… comme j’ai pu l’être. Facilement et que ça devienne virale, comme je l’ai toujours été.
Intérieurement, j’ai envie que ma vie prenne du mieux, que mes valeurs changent, arrêter d’attirer les mauvaises personnes pour les mauvaises raisons. J’ai envie du positif comme j’ai pu l’être, sans exiger du reste de la planète la perfection. Être en mesure de me protéger sans nécessairement devenir méchante et irrespectueuse. Mais garder mon humour étrange, parce que ça fait partie de moi.
Alors tout devient un questionnement sur ce que je suis, peux faire ou non. Suis correct ou pas ? Tout le temps, constamment.
Aimer en étant réellement ce que je suis: affectueuse, douce et braillarde. Aimer sans limite, sans avoir peur, ne pas m’empêcher d’appeler ma Bestiole mon amour à tour de bras. Sans trouver ça quétaine. Accepter que je suis “quétaine”.
Accepter que je suis bien avec certaines personnes, que de meubler le vide avec des troupeaux de gens ne me renforcera pas dans ma peur du vide. Accepter que je ne peux pas tout faire, tout le temps. Du moins, pas en ce moment. Apprendre à dire non.
Apprendre à avouer ma faiblesse mais rester de marbre devant ce qui me tient à coeur et me battre pour ça.
J’ai envie de changement mais je veux rester fidèle à moi.
Écrire, c’est assumer que cette partie de ma vie soit au courant. Tout le monde. Totalement. Est-ce que je suis prête à vivre avec les conséquences de ça ? Je sais pas.
J’ai deux choix, laisser mourir un blog par peur d’écrire ou de qui va lire, ou poursuivre à être authentique et me dire que si tout ce que je fais dépend des mes petits soucis de la vie, on est pas sorti du bois.
Pour la première fois, j’ai peur de publier un article !

En fait, je le publie parce que je réalise que c’est plus facile de se taire que d’affronter le jugement et les préjugés des autres. Ce que je vis, ce n’est pas ce que je suis. Et ce que je suis, est dix fois plus important que ce que je vis actuellement. Votre amour, votre affection, votre confiance, ne devrait même pas être mise en doute. Et ça j’y tiens. Et si par malheur votre attachement à moi, ne tient qu’à cela, et bien je me dis, que ça n’en vaut vraiment pas la peine.

Merci !














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