Une volonté de fer… peut-être pas !

Ce matin, sur Facebook, j’ai vu ce vidéo réalisé par l’acteur que mes enfants adorent (à cause des Argonautes à Télé-Québec): Antoine Olivier Pilon. Je ne l’ai pas regardé tout de suite. Je ne lis pas ou ne regarde pas tout ce qui se fait en ce qui concerne la prévention du suicide. Pas que ça ne me touche pas, au contraire… justement, peut-être que ça me bouleverse justement un peu trop.

On m’attribue un courage légendaire quand je raconte mon trajet de vie. Une force de caractère que peu de gens pourrait avoir. Être en mesure de rester “vivante” malgré les coups sur la gueule et surtout réussir à garder le sourire, sans même plier un genou à terre.

Je n’ai pas de mérite. Les pensées décrites dans cette chanson, représente bien ce que j’ai souvent pensé, imaginé… et possiblement au moins une ou deux fois dans ma vie, penser que la solution aurait pu être celle là. Mais, il y a un MAIS gravé au fond de moi qui m’empêche d’aller vers cette option là. Et c’est plus fort que moi.

Ma peur de mourir est deux fois plus grande que ma tristesse, ma douleur et ma souffrance. Penser à mettre un terme non réversible à ma vie, me fige sur place. J’ai juste la chienne de ne plus être là.

Je n’ai pas de mérite. Car pour moi, me battre reste la seule option. J’en arrive fatiguée, mais je ne peux pas faire autrement. Le contraire est impensable trop effrayant.

Mais j’arrive à comprendre ce sentiment de fatigue profond, ce vide qui peut amener à en arriver là.

Souvent, je réalise que nous sommes bien seuls dans une marrée de monde qui a tendance à passer à côté de nous sans se préoccuper de nos émotions profondes ou de nos souffrances. Quand écouter, supporter devient trop lourd… On finit par se sentir seul.

C’est justement un peu pour ça , que je me garoche souvent vers les autres, à la rescousse du monde. Parce que je sais à quel point, quand nous sommes démunies, on peut se sentir tellement seul. Et même si l’envie profonde (et je parle pour moi qui a cette tendance) est de s’enfermer dans le fin fond de sa chambre pour essayer d’arrêter de ressentir et de souffrir… ça ben l’air que ça ne fait qu’empirer les choses.

N’empêche que Info Social  (811), les intervenants des CLSC et quelques amis et ma Bestiole sont présents pour m’aider à déverser ce flots de tristesse qui parfois n’arrive juste pas à sortir. Ça permet de leur garocher le trop plein, le temps de prendre un break et de repartir à neuf.

Parce que y a plein de monde qui nous aime au final:

1-866-Appelle

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