Un département à “tristesse!”

Mon papa est décédé fin février. J’ai pleuré, 3 ou 4 jours intensément. J’ai passé pour une folle. Puis, plus rien. En fait, c’est pas vrai… il est arrivé d’autres bizarreries qui font que je focusse ailleurs.

Honnêtement, chaque jour qui passe, je ne ressens pas une peine profonde et un manque insupportable. Mais j’ai compris pourquoi…. du moins je crois. J’ai la mauvaise manie, quand je vis un truc “abominable” de l’enfouir loin loin en moi. Sous une tonne de souvenirs moins déchirants et je laisse ça là, en standby. Comme si je me dissociais de l’évènement.

J’ai fait pareil, pour un truc que j’ai vécu à 6 ans. C’est tellement profond, que lorsque j’en parle, c’est comme si c’était quelqu’un d’autre qui l’'avait vécu. C’est seulement lorsque je vois la personne qui m’a fait subir cet évènement que la colère monte et je pourrais donner des coups de pelles (mais ça sera un autre sujet sur mon côté obscur).

Il est vrai que mon papa et moi, on s’ennuyait pas l’un de l’autre. On était comme ça. Mais je l’ai enfoui loin, pour ne pas ressentir. Sous une tonne de colère très grande. Mon chum est d’ailleurs désemparé à chaque fois qu’on parle de lui. Je déverse un lot de colère et de haine que j’arrive à justifier. Comme si… en fait, je ne veux pas pleurer. Je ne veux pas souffrir encore.

C’est quand je relis http://www.eldarwen.com/2015/02/le-plus-fort-cetait-mon-pere.html que là, la tristesse embarque. Que les larmes coulent à ne plus finir. Mais j’évite le texte la moitié du temps.

Pourquoi je fais ça ? Je sais pas. Je ressens effectivement de la colère contre lui. J’aurais aimé avoir le temps et le “guts” de mettre les choses au claire. Pouvoir lui cracher la colère que j’ai là en ce moment, dans sa face à lui. Pour lui garocher “pourquoi”… Essayer de comprendre son ostie de fonctionnement de marde. Pourquoi c’est comme ça ? Avoir le courage, autant que lui et moi, pour se dire juste “je t’aime” une calice de fois vivant. C’était dont ben dure, faire ça ! Christ que c’est difficile de dire qu’on aime et qu’on tient à quelqu’un.

J’écris et je pogne les nerfs. J’arrive juste pas à passer outre la colère dans mon deuil. Je suis bloquée là. Je sais  pas comment faire autrement. C’est sûrement, la seule chose que tu as réussi à m’apprendre, p’pa, pour pas souffrir.

Mais, comme je le dis souvent, je t’aime pareil p’pa !

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