Apporter le changement

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Le 29 mars (je crois), je participais à un atelier donné par Manon Lavoie (M comme muse) pour amasser des fonds pour une très bonne cause (une personne malade). Je me suis littéralement garochée.

Alors que je m’attendais à quelque chose de léger, de facile. Finalement, j’ai sacré, pleuré… je suis sortie de là atterrée. En gros, ce qu’on comprend dans mon collage, très inconscient, c’est que je patauge dans la bouette (en bas qui représente le moment présent à cette date), et en haut, ce à quoi j’aspire. Sur le coup, j’ai pas compris. Manon m’a expliqué un peu en retrait. J’ai pleuré. Pleuré comme jamais. Je venais de recevoir une “claque sur la gueule”.

On rigole toujours sur le fait que j’ai un caractère de “cochon”, que je suis plus “tought” et que je suis capable d’en prendre. Mais pour une première fois, je me faisais dire que je pouvais plus en prendre. Que je devais faire mes deuils avant de me lancer vers ce que j’avais vraiment envie. Que pour le moment, certaines choses, j’en avais juste pas besoin. Pour une fois, ma faiblesse, on la reconnaissait et je devais aller chercher de l’aide.

Puis plus tard, une deuxième personne m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit “tu es tellement hot. Tu es forte, d’avoir pu passer au travers de tous ces moments difficiles de ta vie et réussir à sourire encore. Réussir à trouver la vie belle malgré tout ça” – Le genre de réplique que me sort couramment ma “bestiole”.

Je ne sais par quel moyen il a réussi à me faire comprendre que la douceur, la fragilité et mes cicatrices de fille “fuckée” c’était correct comme ça. Même que c’était ce qu’il préférait au gros monstre torturée que je pouvais être (et suis encore par moment) . Que le gros monstre qui attaque, n’était plus nécessaire. D’ailleurs, il le voit arriver trop facilement le gros monstre torturée.

En date d’aujourd’hui, je suis plus souvent soulagée. Possiblement en paix avec moi-même (plus souvent qu’autrement). Je me sens mieux. Certaines choses qui me faisaient mal, ne me font plus mal. Dans ma tête, je chemine vers le haut du collage “vivre en paix”.

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