Le plus fort c’était mon père!

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J’ai toujours pensé que tu étais invincible. Que rien ne pourrait venir à bout de toi. J’aurais jamais pu imaginer que tu avais une date de “péremption”. Alors qu’on focusse sur la maladie et ceux qui tiennent à la vie par bouts de fil, jamais on s’est posé de questions. Jamais on aurait pu penser.
À tord, possiblement, on te croyait fort, peut-être même plus fort que la maladie ou les problèmes de santé. On s’inquiétait même pas pour toi. Même toi, tu t’inquiétais pas pour toi. Trop occupé à vouloir nous surprotéger au cas où… parce que tu n’aurais pas supporter qu’il nous arrive quelque chose. Trop centrer sur nous, tu t’es oublié.
Je disais souvent que tu serais vieux le jour où tu serais incapable de monter sur ton vélo. Le jour où, les kilomètres qui défilent sous tes pieds deviendraient un fardeau. Le jour où tu serais étendu dans un lit, parce que la maladie te grugerais et on aurait le temps de te dire “je t’aime” et de faires des discours de “j’aurais dont du”. Ce temps là, qu’on repousse constamment, parce que y en a encore du temps. Parce que le temps, on le compte pas. Parce que ces moments là, ben ça se peut juste pas.
Ça ben l’air que ce temps là, il existera pas. On sait pas pourquoi du comment, ton coeur a pas tenu le coup vendredi soir. Pis t’es parti en coup de vent, sans explications, sans mots et sans ces discours de “J’aurais dont du”.
On s’est levé un matin, pis t’étais déjà parti. On a rien compris. On patauge dans les “peut-être que si” entre les “pourquoi du comment”, mais t’es juste plus là. Rien pour justifier le départ, la mort le vide.
Même si j’ai pas pu te le dire, même si être “sensible” ça faisait pas partie de la “game”, j’ai juste envie de t’engueuler parce qu’on a le feeling profond qu’on nous a laissé tomber. Mais je suppose que même toi, tu savais pas !
Tu vas me manquer p’pa !
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