Des peines et des deuils

(Photo Anne Jutras aussi sur FB https://www.facebook.com/annejutras)
Il y a les peines d’amour, mais à mon avis, il y a aussi des peines d’amitié. C’est proportionnel, je pense, à notre sensibilité, à notre envie de construire (un peu comme un couple) ou de poursuivre une amitié. Quand on a l’impression qu’on frappe un mur. L’inévitable arrive: y mettre fin. 

Comme dans tout, je suis intense. Profondément sensible, émotive et surtout exigeante. Quand on est comme ça, on a du mal à s’imaginer que les autres sont différents. Je comprends bien mal certaines situations, je ne me l’explique pas, cherchant une raison « raisonnable », justifiable. Mais, ce que je suis, c’est le résultat de mes expériences, de mon caractère… donc, oui, il est possible qu’il n’y ait pas 12000 Maryse sur la planète. C’est juste normal. 

Mais après réflexion, quand je m’assois avec moi-même et que je me pique une « jasette » entre deux cafés, que je me rends compte que « non, je n’ai pas besoin de ça dans ma vie » (grâce à M comme muse)… l’inévitable se pointe, ça doit se terminer là. 

C’est le cœur gros, remplie de peine que je fais le pas maintenant, parce que non, je n’ai pas à accepter l’inacceptable à mon avis. Je l’ai trop accepté voilà 10 ans. Mais ça me fait beaucoup de peine. Pourquoi en arrive-t-on là?! Cependant, je le conçois, j’ai souvent une vision de l’amitié utopique et on me le rappelle allègrement.

Et en date d’aujourd’hui, je vis encore cette « peine d’amitié » parce que mon utopie d’amitié, c’est dans ma tête. On ne comprend pas forcément ma peine, bien que j’ai mis des mots dessus. Je n’ai pas non plus, le courage d’affronter tout ça à nouveau. J’ai juste envie de prendre un café avec moi-même, me retirer dans le coin le plus sombre du sous-sol et de faire un gros « Fuck You » à tout ce qui ressemble à un être humain.

Parce que je suis incapable de me forger une armure de 15 pieds, parce que tout passe par le cœur et non la tête. Parce que c’est la seule chose que je sais faire pour me protéger moi.
J’ai une peine d’amitié, mais oui, ça va passer! Comme n’importe quoi!
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