Parano ou juste consciente

martial arts

Suite à cette publication vue sur Facebook: http://blogues.radio-canada.ca/originel/2013/11/04/les-bobettes-contre-le-viol-une-fausse-bonne-idee/, et sur laquelle on nous demande si c’est une bonne idée, je réponds, je pense pas. Je ne parlerai pas ici d’abus sexuels qui se produisent dans les familles. Mais de viol dans la rue ou autre attaque. Même ces bobettes là, à mon avis, c’est une mauvaise idée !

Je suis d’accord que les filles ne sont pas la cause de l’agression, mais le manque de vigilance, le confort et les pensées magiques font qu’on est pas consciente du danger potentielle. Je comprends aussi, que normalement, dans un monde “magnifique”, l’agression ne devrait pas exister et que tout le monde devrait pouvoir se balader à 3 h du matin sans danger potentiel. Sauf que, ce n’est pas le cas. Et en attendant que cette belle idée devienne réalisable, de mon côté, j’ai choisir le côté “actif” et d’être informé de ce que je peux faire en cas d’agression. Je ne dis pas que je vais être en mesure de le faire, mais au moins, je sais que j’ai des outils pour essayer de faire quelque chose en cas de problème.

Je pense qu’un cours d’autodéfense, même si on est pas fan de l’art martial, peut être pratique. Surtout pour apprendre la vigilance ( être consciente des gens qui nous entoure, se rappeler les détails, les portes de sorties, etc...) et apprendre à voir les situations autrement. Il y a des situations où, j’évite de me “garocher” parce que je le “sens pas”!
Voici quelques exemples: je ne donne pas mon itinéraire (sur internet) avant d’aller marcher et j’y vais rarement seule. Sinon je traine mon chien et surtout dans le bois, je n’écoute pas de musique. Comme ça, si quelqu’un arrive par derrière, je vais l’entendre ! Je ne vais pas donner rendez-vous à quelqu’un que je ne connais pas, du moins pas toute seule. À la limite, si j’ai un doute, je traine mes bâtons de marche. J’essaie de marcher la tête haute, ne pas fuir le regard. À l’extrême, comme c’est déjà arrivé à Dijon, quand je sens qu’on me suit, je rentre une clé entre mes doigts. J’évite les raccourcis sombres, les rues sombres. Et bizarrement, dans mon auto, sur les coins de rue, mes portes sont barrées ! 

Honnêtement, je suis une “chicken”, je m’assume. Mais en même temps, je ne veux pas commencer à m’empêcher de vivre pour ça non plus. Mais j’essaie d’être prudente. Je ne serais pas du genre à acheter ce genre de bobettes et je préfère m’informer et me minder à être prête à l’éventualité de… Et il arrive que certaines personnes, ne se rebutent pas juste avec un non !
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