Ce qu’on ne nous dit pas (ou du moins pas trop)!

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La vie avec mon Zuchini et cie, écrivait un post sur son blog cette semaine, qui je le crois, nous rejoins tous. Allez le lire, c’est vraiment drôle, et on s’y reconnait drôlement. Et là, ce matin, je vois passer par Grande Dame, un article parlant du côté sombre de la maternité. Il est vrai, à mon avis, qu’on en parle très peu encore. Alors que la dépression ou le post partum arrive régulièrement dans notre entourage.

Je l’ai vécu, voilà 16 ans de ça, avec mon premier. Là où on sait pas trop où on s’en va avec un bébé, on sait pas trop dans quoi on s’embarque, les nuits sont assez courtes et on a pas toujours “l’instinct” maternelle full présent ! J’avais du mal à calmer mon bébé alors que ma mère, le prenait et tout se faisait en une fraction de seconde.

On se sent mal, poche et le moral descend. Je suis descendue bas je crois, quand l’infirmière est venue à la maison pour une rencontre avec le bébé, je me rappelle, je suis chez ma mère. J’avais accouché à Trois-Rivères, le suivi se faisait là, je pense. Bref, quand elle m’a demandé ce qui n’allait pas et que ma réponse a été “Je sais pas, j’ai le feeling que j’en veux plus du bébé, qu’il gâche ma vie et que c’est juste une horloge qui me fait penser que bientôt, mon entourage va mourir juste plus vite que normalement.” J’ai peur de la mort et c’est de cette manière que ma déprime s’exprimait. L’infirmière m’a regardé avec es grands yeux (la bouche ouverte ou presque)… “Ok, toi tu feels pas pantoute là !!!!”.

On a jasé, et la décision de prendre des capsules de fer (dans le temps, capsule de sang de boeuf concentré bark !) matin et soir dans un jus d’orange a été envisagé. J’avais déchiré pas mal lors de l’accouchement, et possiblement perdu pas mal de sang (selon l’infirmière). J’ai pris le fer, et quand je me levais le matin, j’allais marcher avec la poussette pour prendre le soleil et changer d’air. En deux semaines, je pétais le feu. Mais je savais pas ce qui m’arrivait à cet époque. Je savais pas que ça existait, on m’en avait jamais vraiment parlé.

Suite à cela, j’ai pas pris de chance, pensant que ça revenait à chaque grossesse, j’ai gardé du energex dans mon garde-manger avant de revenir de l’hôpital. Au retour, je commençais à en prendre tout de suite, au cas. À Bianca, j’ai senti le down arriver à l’hôpital. Possible que le fait de m’en rendre compte, a fait que j’ai pas laissé de chance à la dépression de prendre sa place, ou juste parce que j’étais préparé… je sais pas. En fait, je suppose. C’est rien de scientifique.

Même chose aux jumelles. Quoi que j’ai pas eu le temps de vraiment être déprimée, j’étais trop dans le jus ! C’est arrivée par période mais on fini par se trouver des trucs. Mais c’est super important de le savoir, d’en parler, de se questionner et d’aller chercher de l’aide. Si je n’avais pas rencontré l’infirmière, je sais pas où je me serais rendue là dedans.

Une autre affaire, qu’il est bon de savoir, à mon avis et n’hésitons pas à en parler, même si c’est pas facile.

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