Un premier #fail

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Ce lundi passé, après plusieurs défis (100 km de marche une semaine et 80 km, des côtes en masse), c’était claire, le défi de monter le Mont Ham se présentait à moi. Une première vraie montagne, selon mon ami L. J’avais hâte, j’avais un peu peur de pomper l’air en montant, mais je me disais que tout serait ok. J’allais être capable si je prenais mon temps, si j’y allais à mon rythme et que je prenais ça au fur et à mesure.

Ça allait relativement super bien. Le cardio était au rendez-vous, le soleil. Cependant, je pensais pas que le sentier sortait du bois pour en arriver à un espèce de cap de roche qui monte encore. Je savais que j’avais le vertige. Dans les manèges, aux glissades d’eau, dans un tour… mais sur une montagne… j’aurais jamais pensé.

Tout allait bien jusqu’à ce que le sentier sorte du bois et que la vue (magnifique quand même) se pointe. La sensation d’être attirée par en arrière, d’être étourdie et de me sentir trop haut m’a carrément bloquer à 5 minutes (ou 10) du sommet. Incapable de monter ou descendre, la sensation d’être bloquée là m’a figée. J’ai paniqué. Je me suis mise à pleurer parce que c’était mon premier échec depuis mes différents défis, parce que j’étais pas capable de me pousser à monter, parce que j’avais peur, parce que j’étais déçue. J’allais là pour ça !

On a diner sur une roche, à la hauteur que vous voyez sur la photo. Assise face au vide, j’allais bien. C’est quand le vide était derrière moi que ça ne marchait plus. Bref, j’ai pris la décision de redescendre et d’envisager la chose autrement. Fallait que je revienne pour monter un sommet. D’une manière ou d’une autre, par n’importe quel sentier, mais fallait que je le fasse.

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Déçue à un point tel que je remets en cause mon amour de la randonnée pédestre. Mais je sais que c’est pas grave, je sais que je dois le refaire et refaire jusqu’à ce que j’arrive à monter en haut. C’est de passer le pas ! C’est ce qui est difficile.

Plus je descendais plus je me maudissais de ne pas m’être botter le derrière pour être monter. Quelques mètres. J’étais rendue !

Bref, je vais y retourner, je veux monter. Je veux vaincre cette peur et passer par dessus. Tout le monde parle de la vue magnifique.. je veux la voir même si je dois être assise par terre. Vais-je avoir la tête plus dure que ma peur ? Je l’espère !

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