Phobie

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J’en ai déjà parlé rapidement, je crois dans un ancien post qui date de Matusalem: J’ai peur des hôpitaux, des médecins ainsi que de tout le corps médicale qui peut exister dans un hôpital. Peur, c’est même pas un mot, j’en fais presque une phobie. Je déteste les hôpitaux et ce, depuis que je suis toute petite. Quand ma maman a été hospitalisé pour un ulcère, je ne suis même pas allée la voir. Je capote littéralement quand il est question d’aller à l’hôpital. L’urgence, je veux pas aller là, j’évite le sujet et je veux même pas en entendre parler. Moi, si j’avais le choix, ça serait tellement grave, que l’urgence viendrait me chercher chez nous !

Depuis que j’habite Victoriaville, ça s’amenuise un peu. Le personnel hospitalier de l’Hôtel-Dieu-d’Arthabaska, réussi à chaque fois à me rassurer par leur gentillesse et leur patience. Ils prennent le temps d’expliquer et de faire des blagues pour me détourner l’attention ailleurs. Ce qui fait que je m’améliore un peu d’années en années et j’arrive à passer par dessus mes angoisses. Je dois le faire pour mes enfants aussi. J’ai pas le choix, c’est ma job de maman !

Sauf, ce lundi. Depuis vendredi, je passe de médecine nucléaire, en radio, en orthopédie et j’en passe, en contrôlant mon angoisse, mes peurs et mes inquiétudes. En général, ça se passe “nickel” (comme dirait les français). Je réussi à garder mon calme devant Sarah qui crie (voir qui hurle), je gère. Mais lorsque fut le temps d’aller la reconduire au bloc opératoire… OH MY GOD ! Au début tout allait bien. Jusqu’à ce que je me sente d’un coup les jambes molles, le cœur qui débattait.. je feelais pas bien. Je me sentais sur le bord de “m’éffouarer” à terre. J’ai pensé parce que j’avais pas mangé. Puis Sarah est partie en salle d’opération en criant… ça venait de m’achever !

Je suis montée en pédiatrie, léger arrêt au poste d’infirmières, j’ai pas pu parler. Je me suis sauvée en cuisine pour manger parce que je me disais que c’était parce que je n’avais pas mangé. J’ai mangé, j’ai appelé Ritch… mais non ça passait pas. J’ai senti de l’angoisse, de la panique, de la peur…

Là, j’ai décidé d’aller au poste d’infirmières et de demander c’était combien de temps “long” ! Parce que l’anesthésiste a dit que si c’était long, c’est qu’il avait de la difficulté à installé le picc-line. J’avais peur que ça ne fonctionne pas. On m’a rassuré, elles sont décidément bien patientes et gentilles. Ça m’a fait du bien. J’aurais du leur en parler avant au lieu d’attendre que ça passe.

Mais tout ça pour me rendre compte que ça me prend un énergie fou pour combattre ces peurs, ces phobies. Le moyen que j’ai trouvé, c’est d’avertir le personnel de mes inquiétudes et de mes peurs. D’habitude ils sont compréhensifs, prennent le temps de m’expliquer et m’aide à combattre cette peur qui m’habite depuis longtemps. J’arrive à cheminer. Je vois l’évolution, mais tout à l’heure au bloc, j’arrivais pas à me contrôler toute seule. Comme une rechute. Je n’ai pas du tout aimer le feeling !

Possible que ça soit relié à un mauvais souvenir (voir mauvaise expérience) et je dois travailler là dessus ! N’empêche que c’est weird d’avoir peur des gens qui nous soigne !

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