Juillet à l’hôpital

2013-07-13 20.47.22

Depuis vendredi, le 6 juillet, Sarah ne va pas super bien. Fièvre, éruptions cutanées, vomissement, manque d’appétit… tout ça depuis son retour de la garderie. Au départ, je ne m’en faisait pas trop, jusqu’à ce que des petites plaques rouges apparaissent. J’ai pensé que c’était une réaction allergique. Comme Bianca nous avait fait l’année passée: une belle crise d’urticaire. J’ai donné du Benadryl. Je pensais que ça diminuait. Mais dès le lundi une douleur au poignet s’est ajouté. D’abord légère, et mardi, je trouvais ça étrange. Comme Eve nous avait déjà fait le coup de “jemedéboitelebrasenmependantàmoncrochet”, je pensais que Sarah aussi, s’était déboitée quelque chose au bras. Je me suis donc, rendue à l’urgence mardi soir, parce que ça semblait lui faire mal un peu. Sauf lorsqu’on lui donnait du advil (chose étrange aussi).

À l’urgence (après 2 h d’attente, confinée dans une salle en isolement, à cause des boutons), on nous confirme qu’elle a la varicelle (même si elle a eu le vaccin) et que possiblement que la douleur au poignet est causé par la quantité énorme de boutons sur ses bras, mains, jambes et pieds. Parait que la varicelle, ça fait quand même mal. Je devais surveiller l’état des boutons, le poignet et la fièvre. Si le poignet devenait douloureux même sous Naprosyn, je devais me représenter à l’urgence. J’ai alors confiné mes enfants à la maison, pour ne pas étendre la varicelle à tout le monde.

Mais jeudi, ça empirait pour le poignet de miss Sarah. Incapable de faire du vélo, incapable d’utiliser son bras gauche, c’était intense. La main et le poignet étaient enflés un peu. J’ai pas aimé ça. Pire, le Naprosyn faisait “fuck all” entre 16 h et 18 h. J’ai décidé de retourner à l’urgence, parce que j’en avais assez de voir Sarah souffrir.

Après 6 heures d’attente, toujours confinées dans la même salle, Ritch est venu prendre la relève à 4 h du matin (honnêtement j’avais aussi mon truck) et je suis allée me coucher. C’est à 6 h du matin que Ritch revenait avec Sarah, avec un diagnostic qui, je l’avoue, m’a mise en “tabernelacla” ! “Je suis pas sûre alors je vous envoie en pédiatrie, ils vont vous appeler pour que vous vous présenter dans la journée”! WHAT ?

C’est à 8 h 15 que la pédiatrie a appelé (alors que mes yeux jouaient à s’entrecroiser du au manque de sommeil). On devait se présenter vers 9 h 45 – 10 h en pédiatrie. J’ai essayé de me dépêcher avec Sarah qui ne voulait pas s’habiller, pas marcher, pas rien faire finalement. Comme j’ai beaucoup de patience (hein c’est quoi ce mot?), j’ai fini par réussir à l’embarquer dans l’auto et à me rendre à l’hôpital, en espérant ne pas être en retard.

Je me suis rendue compte que le deuxième médecin à l’urgence avait pris une décision sage contrairement au premier. Le pédiatre, n’a pas confirmé tout de suite l’idée que Sarah avait la varicelle. C’était pas aussi claire pour lui. Restait à confirmer ce que Sarah avait attrapé. Nous avons passé des “scans” en médecine nucléaire, une visite en orthopédie (os), retour en médecine nucléaire (je dois souligner que le personnel de la médecine nucléaire est vraiment super gentil et sympathique!) et décision final de ce qu’on fait avec Sarah et son poignet.

Bref, Sarah avait la maladie communément appelé “Pieds-mains-bouche”. Sauf que, sans qu’on s’en aperçoive, elle aurait gratté un bouton, et une bactérie serait entrée dans la peau par là. Pénétrant aussi l’os du poignet et infectant le tout allègrement. Le hic, c’était de savoir si le joint du poignet était atteint. Si oui, l’orthopédiste devait opérer Sarah, pour faire une incision dans le poignet et aller nettoyer le tout. Par chance, après la deuxième radio nucléaire, aucun liquide était présent dans la jointure du poignet. On pouvait donc, commencer les antibiotiques.

Autre petit hic, le traitement est d’une durée de 3 semaines, donc hospitalisation pour la petite, de 3 semaines. Honnêtement, j’ai paniqué à ce moment là là ! Comment je pouvais concilier la maison et l’hôpital en même temps. J’ai paniqué solide. Mais je ne le montrais pas encore à l’hôpital. C’est arrivée à la maison en soirée, alors que Ritch me relayait, que je me suis assise sur le divan et là j’ai paniquer solide.

Au final, on devrait s’en sortir pour moins que ça, car l’option s’installer un piqueline sur Sarah est faisable et je pourrai faire les injections à la maison directement. Donc, normalement mardi, on devrait être dehors.

J’ai juste compris en un instant la panique, l’organisation de fou que les parents doivent avoir quand y a un enfant qui est hospitalisé. Comme je disais à Ritch, au moins on habite à 2 minutes de l’hôpital, c’est quand même pas si pire. J’imagine ce que ça serait si on était à Sherbrooke Triste. Je lève mon chapeau à ces gens qui vive tout cela quotidiennement.

Un gros merci aux gens sur FB qui m’ont envoyé des mots d’encouragement, à ceux qui m’ont offert un coup de main, à mon ancienne voisine qui a garni le frigo de la pédiatrie pour moi et Sarah, à mon ami Luc qui m’a apporté à souper vendredi, alors que j’étais en train de m’auto-digérer après une journée entière sans avoir mangé. Un gros merci à Ritch qui fait de son mieux pour qu’on arrive à survivre sans mourir là dedans dans une fatigue extrême. On devrait s’en sortir pas trop poqué !Merci aussi à Gabriel qui se tape tout le gardiennage, repas, ménage et tout ce qui va avec pendant ce temps là. On serait vraiment dans le jus si l’ado était pas là.

2013-07-13 20.49.05Finalement, je réussi à vous écrire de l’hôpital, car droguée du net que je suis, on s’est procuré internet mobile de Vidéotron, car j’étais en train de vouloir garocher les ordinateurs et la connexion gratuite de l’hôpital par la fenêtre. Oui je l’avoue, j’étais en manque Tire la langue

Bref, beaucoup d’émotions, d’inquiétude, mais chaque jour apporte son lot de positivisme et on devrait sortir d’ici mardi si tout va bien. Je croise les doigts. J’espère que l’idée du piqueline fonctionnera comme je l’espère.

Je tiens à souligner l’excellent travail en pédiatrie des infirmières, soins aux bénéficiaires et aux différents médecins. On est vraiment gâté, c’est une belle aile qui doit rester en place pour nos enfants. Bravo ! Et merci de votre patience, j’avoue que par moment je manque de cerveau !

Back to Top