Eh oui…

Même amoureuse je suis morbide
Ne sachant plus quoi écrire sur ce bout de papier si clair; n’ayant plus d’imagination pour vous inventer mers et mondes; ignorant la douceur des fleurs pour vous les offrir et souffrant malgré moi d’un cœur de pierre; je m’abaisse devant vos yeux, pourtant trop clairs, suppliant un pardon plus que sincère … presque invraisemblable.
Je ne voulais pas vous infliger ces blessures, mais ces mots ne sortent qu’en injures. Alors que votre cœur se réduit en un gouffre profond de larmes, mon âme entier panique et vous fusille à bout portant. Alors que je vous retrouve presque mort dans votre bain de sang, je pleure sans cesse un pardon silencieux que vous n’entendrez jamais.
Si Dieu m’a créée ainsi, oubliant la fragilité même ou en utilisant trop je ne sais quoi, je lui en conjure de me tuer et de me faire renaître à nouveau. Ne supportant pas de voir ces petits bijoux dorés verser à n’en plus finir des mers d’incompréhension, je donnerais la lune à qui la veut bien pour soulager mon cœur de blessures et de vieilles cicatrices.
Ne serait-ce que dans un jour futur ou un siècle s’il le faut, je saurai vous crier mes excuses cachés par l’orgueil mal placé
.”
-Maryse-
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