Fourni par Blogger.

du vélo de bouette !

18581741_10154432855740766_4543395049188354350_nÇa fait plusieurs années que j’ai envie d’essayer le vélo de montagne ou dans les trails. Mais j’ose pas. J’attend de trouver du monde qui vont embarquer.


On me dit souvent qu’avec mon genou, je vais en arracher plus que sur la route. Moi, je crois, que je risque d’avoir plus de fun qu’autre chose.


La peur qui me retient aussi un peu.

Sauf que…


Hier, j’ai eu l’idée de trimballer les filles avec leur vélo au Parc des Abénaquis. En fait, un peu plus loin qui se ramasse en sentier et qui suit la rivière. On y va souvent à pieds, jamais en Vélo.


J’ai pris conscience de ma gaffe quand Eve a planté en premier. Ok, les filles, calmez-vous sinon c’est la tuerie totale. J’ai du même freiner Bianca qui aurait descendue une pente “de la mort” et je suis pas convaincue qu’elle en serait sortie vivante.


Mais, Bianca a “triper” solide. Elle avait peur de rien, elle roulait en fou et elle voulait continuer même si le sentier finissait.


Elle a descendu une côte et si elle manquait son coup, elle finissait dans la rivière. Mais non, les deux doigts dans le nez.


Hier, j’ai réalisé que j’ai trouvé ma partner de montagne Smile On risque d’avoir du fun en ta !

Celle qui…

13914426345_452826f4c6_n

… courait ! Qui trouvait un plaisir profond à fouler le bitume. Pis quand c’était trop facile, e me garochais dans les côtes. Celle qui était pas la pus vite, mais qui était endurante. Pis qui avait du fun en sautant dans les trous d’eau.


Là, je recommence… je suis  juste découragée. Les intervalles n’en finissent plus, la douleur aux pattes s’intensifies… je comprends même pu comment je faisais avant ! J’ai mal partout, la douleur me déprime et je suis incapable de faire plus que 3 minutes sans arrêt.


J’ai perdu quelque chose en soignant ma tête… mon hyperactivité. L’énergie intuable qui m’habitait. J’en ai plus. On me dit que j’en fais déjà pas mal. Oui mais j’en ai toujours fait beaucoup. Pourquoi là j’y arrive plus ?


J’y arrivais toute seule à tout gérer en même temps. J’aimais être dehors et marcher à n’en plus finir. Y se passe quoi avec ma tête ?


Pourquoi le sport est lourd à mes yeux ? Ce n’est plus un plaisir. C’est devenu une tâche. J’ai plus de fun à aller travailler que d’aller courir.


C’est triste. Vraiment triste. Surtout qu’un 5 km à Ottawa m’attend, et je sais crissement pas ce que je vais foutre là.


Bizarrement, je ne dis plus “je vais a courir”, mais “je devrais courir”! Preuve de mon manque d’enthousiasme.


Des trucs ?

42 ans “sur le fly”

11709497_10206048009792192_3596644935511345301_nMa maman vient de monter “une grosse marche” dans sa vie. Choisir de fermer la porte sur une étape qui a durée 42 ans. Passer à autre chose et aller de l’avant.


Ma maman a décidé de vendre sa maison et de déménager à Victoriaville, rien de moins. Une maison dans laquelle tout sa vie était enfermée. Celle où tout se partageait avec mon papa. Pourtant, tout ce bagage aurait du la sécuriser. Mais non, depuis deux ans, on la sentait fatiguée, tannée, épuisée. Comme si tout ça, était un lourd fardeau.

Je l’ai vu hier, dans son appartement rangé, presque toutes les boîtes déballées, avec un grand sourire de 15 pieds. Comme si, elle venait de dormir pour la première nuit depuis 2 ans.  Son nouveau chez elle. SA place, SES affaires à son goût, de la manière dont elle a envie que ça soit. C’est SON chez elle, à elle toute seule. Une nouvelle page blanche, prête à recevoir les futurs souvenirs.


C’est une grande étape dans sa vie. Et même si la peur nous tenaille, je pense qu’il fallait le faire. Ça ne change rien au reste du monde, ni aux proches… mais pour elle, mon frère et moi, ça nous facilite les choses.


Elle a passé sa vie à penser à nous. À nous prioriser pour que nous ne manquions de rien. Il faut maintenant qu’elle apprenne à penser à elle. À se gâter elle. Qu’elle a le droit.  Que notre vie à nous, est faite et qu’on vole maintenant de nos propres ailes.


Je crois que c’est la meilleure façon de “classer” des souvenirs. Pour qu’ils prennent leur place comme ils doivent être… des souvenirs. Doux et apaisant.


Pour que devant soit autant, sinon plus, agréable que le passé.

La vraie face du désespoir

33492654030_9848b7bf1a_o


On ne réalise jamais vraiment la détresse humaine. Jusqu’à ce qu’elle nous tombe sous les yeux. Quand certaines personnes consomment tellement ou vivent des états de maladies mentaux et qu’ils ne se soignent pas, ils en arrivent à faire le mal, comme s’ils vivaient sur une autre planète. Parce que… c’est l’fun ?


Aujourd’hui, je réalise le manque de ressources disponibles. Que les services de police ou d’urgence (name it) ont les mains liés. Est-ce qu’on fini par réussir à aider ces gens là ? Sinon, on les relance dans le quotidien jusqu’à ce que les conséquences soient pire que la dernière fois ?


Une personne de ce genre a brisé des voitures. La mienne a subit des bris, mais presque rien à côté de ce que les autres ont pu avoir. C’est fâchant. Mais en même temps, il va arriver quoi avec cette personne après toutes les démarches ?


Je sais ce qui en découle parfois. La détresse ne se règle pas en claquant les doigt. Mais quand elle devient la conséquence de quelqu’un d’autre, c’est plus que désolant.


Et on coupe dans les services offerts, parce que l’argent est plus important que le reste.


Pathétique !

F comme fille

17795816_10154308326865766_7493660232061885252_nAux dernières nouvelles, je suis une fille. Avec un F majuscule. Avec tout ce que ça implique. À quelques exceptions près. Je sais que je suis un peu différente, mais quand même. À ce point là ?


Je vous regarde, troupeau de madames, un peu découragée. Il est par moment, difficile de s’intégrer. Je suis la blondasse de service, la menace.  La voleuse de job, la voleuse de chum, la voleuse d’ami(e)s… celle pour qui lier des liens c’est “ben trop facile”. Elle est où cette belle solidarité féminine, qui prône l’égalité ? Qui gueule à tout vent, que nous avons des droits et que nous devons les faire respecter. C’est quoi cette hypocrisie en dentelle, qui est supposément acceptable ? Parce que “bitcher” ça remonte le niveau social et l’estime de soi. Parce qu’il y a une fausse compétition de la meilleure miss madame au monde ?? À laquelle je ne participe pas.


On m’intègre à des guerres ouvertes que je n’envenime même pas. Pire, je me sens coupable d’être ce que je suis et de déranger la routine tranquille des dames. J’ai le regard assassin, le sourire baveux et la réplique qui déboussole. Je suis une menace. Je dérange.


C’est désagréable. Et pour moi, et pour les autres. D’avoir à prouver, que finalement, je n’en veux pas plus que les autres. Que je veux juste MA place, près de la leur.


Alors qu’elles perdent leur temps à me dessiner comme une muraille de Chine, j’ai réellement l’air de la cage à poule pleine de trous, qui laisse passer les courants d’air et les mouches et qui retient pas grand chose au final en donnant l’impression de protéger quelque chose.


Je trouve cela, dommage. Réellement.

Back to Top