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Magasiner une école

21761503_10154757581460766_6817472701174386215_nLes écoles, aujourd’hui, offrent une panoplie d’études pour attirer les jeunes. Sports études, arts visuels, danse…. et j’en passe.

C’est le bordel pour l’enfant, qui est seulement en 6e année, de choisir un endroit et un domaine. Pour ma part, Bianca a “sticker” sur Arts Visuels, ne sachant pas trop que c’était possible qu’elle ne soit pas choisi. Donc, pas de plan de B dans sa tête et la seule option c’est “je veux pas la polyvalente!”


Sauf que, j’ai été à la polyvalente (qui est devenue l’académie des Estacades maintenant) et je suis toujours vivante. On a de la misère à se faire une tête sur notre avenir au Cegep, on demande pas à un enfant de 6e année de choisir un type de concentration. Mais ça c’est ma vision des choses.


En plus, comme j’ai vécu avec Gabriel, si l’enfant ne réussi à pas suivre dans ce style de classe, il est “pitché” à la polyvalente au régulier. Et là, confiance en soir, –12 000.


On parle d’égalité, d’aide, d’arrêter de créer des “paliers” et de la compétitivité… mais on créer ce genre de situation qui augmente les écarts “sociales”. Un peu comme les “riches” pis les “pauvres”. Parce qu’on s’entend, en plus, si tu as pas les moyens,  tu finis aussi à la polyvalente au régulier et tu passes encore pour le “poche” du groupe.


Je vois actuellement Bianca qui est stressée par rapport à son secondaire. De 1, l’école le Boisé a tellement mauvaise “presse” qu’elle veut pas y aller (ben oui une polyvalente c’est le higway to hell). Ensuite, l’examen afin de savoir si tu es choisie. Pauvre chouette, elle est tellement pas rendue là. En plus, de moi, qui gaffe monumentalement sur son choix de cours parce que je pense la connaître et je veux lui donner un plan B pour son secondaire.


Et si le meilleur c’était juste, de les laisser être des enfants ? S’amuser, apprendre et découvrir….


ça c’est comme les “calices” de Lutins à Noël ! (ça me fait pogner les nerfs!)


On peut ben faire de l’anxiété à 9 ans.


Première job

Conseil Municipal de Saint-Paulin 1999-20011999. Je termine mon AEC en bureautique au Collège Moderne au Cap-de-la-Madeleine (mais qui a été repris par le Collège Laflèche).


À ce moment-là, j’habitais Maskinongé (par l’autoroute 40, en sandwich entre Trois-Rivières et Montréal);


J’étais convaincue que j’aurais du travail. Ma mère m’a pourtant répété que dans la MRC de Maskinongé, je trouvais jamais rien. Et pourtant…


Mais j’ai une tête de cochon dure !


Quelques mois après ma recherche d’emploi intensive, j’étais appelée pour une entrevue. J’ai pas de souvenirs de l’entrevue comme tel, mais, semble-t-il, j’étais bonne en français. J’ai eu le poste de secrétaire pour le 150e de Saint-Paulin, sous une subvention d’Emploi-Québec donné au Comité, qui permettait d’acquérir de l’expérience de travail.


C’était ma première job, avec le rural, le municipal et comme étrange du Village (ben oui, j’habitais à Maskinongé) !


Je parle de cet événement et de cette première job, parce que je crois qu’elle est en cause dans mon “problème” actuel en tant que “secrétaire” !


“Sky is the limit” a pris tout son sens ! Et pas à peu près.


On m’a sorti de ma zone de confort, poussée à faire des tâches qui n’avaient aucun rapport avec le secrétariat, on m’a déstabilisée…  quand je répondais “ben c’est pas une job de secrétaire”, je me faisais répondre “non, mais tu es capable de le faire!” (mais là je parle pas de laver la salle de bain du musée Winking smile). Je me suis impliquée et donnée à fond. J’ai appris à exprimer mon désaccord librement, de manière appropriée. Je n’étais pas juste une exécutante qui se la ferme ! Il fallait, créer, innover, participer…


Et après ça, tu supposes que toutes tes expériences de travail, ça sera ça ! Parce que c’est la seule chose que tu as connu. Erreur…


Lorsqu’il y a embauche d’une secrétaire, on embauche une secrétaire. Qui fera ce qu’on lui demande, d’une certaine manière. On veut pas une tornade qui veut s’impliquer, améliorer, innover et changer le monde (du moins je crois).


Mon frère a déjà dit, et je cite, “Toi en secrétariat ?! Ben oui, le patron va te demander un café et tu vas lui répondre: t’as deux jambe, va te le faire!” – Il a pas tord. Pourtant j’ai toujours fait du café à mes patrons Laughing out loud


Je réalise cela aujourd’hui, parce que j’ai passé des examens de secrétariat pour un emploi. J’ai senti que j’étais pas à ma place. Je me suis demandée sincèrement, ce que je faisais là.


Est-ce que j’ai été réellement secrétaire ? je pense pas.


Est-ce que je veux être juste secrétaire ? je pense pas non plus.


"Sky is the limit”




MISSION EMPLOI

Ce coup là, ce n’est pas moi qui écrit. Je ne pouvais me rendre sur place pour vivre l’événement.  Mais mon amie, Nadia, est allée et elle nous offre ses impressions ! Bonne lecture ! Smile

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Mission Emploi, 50 employeurs, près de 1000 emplois offerts ! Le slogan est accrocheur, on est tenté, mais est-ce que c’est suffisant pour nous faire sortir de notre isolement de chercheur d’emploi. Je suis tenté. Ça fait plus d’un mois que je regarde la page sur Facebook, je sais que ça s’en vient et que je vais devoir prendre mon courage à deux mains, un beau tailleur tout propre, cheveux remontés et CV impeccable en main. OK je me lance, Mission emploi, me voilà !

Mon conjoint m’accompagne, pour lui, le parcours est différent. Il est en jeans, barbe pas rasé, CV à jour, mais pas de « fla-fla ». Il est machiniste, expériences et diplômes en poche. À l’entrée, on se quitte et on part chacun de son côté. Comme je le prévoyais, pour lui, tout baigne dans l’huile. Il est en demande. De nombreux kiosques affichent directement leurs besoins : Opérateurs, machinistes, électro-mécaniciens, soudeurs-monteurs, voilà ce que les employeurs recherchent en priorité. Les chercheurs d’emploi qui ont ce type de diplôme en poche peuvent se permettre d’être difficiles. Mon conjoint refuse systématiquement tous les emplois qui sont sur des quarts de travail de nuit ou sur des horaires en rotation. Il a distribué tous ces CV et il a déjà bouqué quelques entrevues.

De mon côté, je dois opérer différemment. J’ai visionné chacune des capsules des employeurs sur le site internet. J’ai ciblé quatre employeurs. C’est tout. Seulement quatre d’entre eux semblent avoir besoin d’employés de bureau. J’ai vite fait le tour. J’ai 47 ans, je donne peut-être l’impression d’en avoir 40. Je semble sérieuse, mais je souris et j’ai beaucoup d’entregent. Si on me parle, je m’ouvre. J’essaie de faire valoir le meilleur de moi-même. Je dois me vendre. C’est difficile, il y a longtemps que j’ai perdu ma confiance en moi, trop longtemps maintenant que je ère entre deux jobines et deux formations pour me mettre à jour. Pas facile de vendre un produit auquel on ne croit plus depuis longtemps…

Je sors de la salle, étouffée par une émotion que je connais depuis des années maintenant. Pas à ma place, pas le bon diplôme, pas la bonne attitude, pas assez d’anglais, pas assez d’expérience, CV flou, trop de trous, pas clair comme parcours, la liste est longue de tout ce qui me manque et je ne sais plus comment faire maintenant pour dire tout ce que j’ai… Puis je vois le kiosque du SIE, services intégrés pou rl’emploi. Je me précipite. Je sais fort bien que ça ne donnera rien, mais j’y vais, j’ai besoin de ventiler, de parler, d’un sourire rassurant, d’une oreille qui m’écoute, une personne qui accueille mon désespoir. Elle est là, l’oreille bienveillante et le sourire qui semble dire, tout va bien, calme-toi Nadia. Je la quitte après un long moment, un rendez-vous en poche, question de faire valider mon CV.

Du coin de l’œil, je vois un kiosque de Tourisme Victoriaville. J’y vais, juste par curiosité. Puis on jase de vélo, ma grande passion. On jase longtemps, la madame est gentille, elle m’encourage dans ma recherche d’emploi et me présente à une dame responsable du volet vélo à la ville. On jase encore plus longtemps. Ma tristesse est passée, mes angoisses sont calmées, quand on jase vélo, je n’ai peur de rien, de personne et je sais que je suis à ma place, je n’ai aucun doute, rien ne peut m’ébranler, sauf peut-être mes pieds, oui mes pieds. Ils brûlent. Look de secrétaire oblige, je me suis juché sur des talons hauts et je souffre le martyre. Je remercie la dame de la ville, lui promet de lui redonner de mes nouvelles et je retourne m’engouffrer dans le salon des exposants. Je suis calmée et la douleur aux pieds me fait oublier les angoisses qui m’avaient sournoisement attaquée lorsque j’y étais entré la première fois, il y a plus d’une heure, peut-être deux. En jasant de vélo, je perds toujours la notion du temps. Seuls mes pieds me rappellent inlassablement que ça fait vraiment longtemps que je suis là.

Mais où est donc mon conjoint ? Je fais le tour du salon trois fois. Je réalise à ce moment que je détonne un peu dans le décor. Je vois aussi le regard des recruteurs, ils se questionnent. Est-elle à la recherche d’un emploi. A-t-elle le diplôme que je recherche. Mais je n’ai plus envie de me vendre, plus envie de jouer à ça. Je suis fatiguée de sourire gratuitement, j’ai trop mal aux pieds. Enfin il est là. Il s’amuse, rigole avec un exposant. Je m’introduis, ça n’a pas l’air trop formel. On jase un peu, il aurait un emploi pour mon conjoint, mais l’horaire ne convient pas à mon homme. Le recruteur me demande ce que je fais là, je lui explique que moi aussi je me cherche un emploi : commis au service à la clientèle, commis de bureau, réceptionniste, secrétaire, je viens de terminer mon AEC en bureautique. Oui je sais, des secrétaires, il en pleut. Je n’essaie même pas de me vendre. On ne fait que jaser. Il me demande si je connais « Acomba » le logiciel comptable. Oui je l’ai étudié et j’ai bien réussi le cours, mais je manque de pratique. Il aurait un poste pour moi. Je suis stupéfaite.

On se quitte en se laissant CV et carte d’affaires. L’emploi qu’il m’a offert ne me convient pas vraiment, mais je suis saisi de réaliser à quel point « l’informel » m’a beaucoup mieux servi. La prochaine fois, s’il y a une prochaine fois, je porterais des chaussures confortables, juste pour pouvoir prendre le temps…








Après sa perte d'emploi ..

Flickr RaphaGarcia(c)

Bon, après le contre coup du fait que l’on perd son emploi (tel qu’écrit ici), y se passe quoi après ?
Voici ce que j’ai fait en ordre… oui oui et ça va vous paraître étrange “solide”.

1. Mettre sur Facebook:  - je suis en recherche d’emploi – ;

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les réseaux sociaux sont une belle banque de contacts qui va servir dans notre recherche d’emploi (et pour n’importe quoi d’autre d’ailleurs). En mettant ce statut sans faire du “linchage” de son ex employeur (très très important), les gens vont vous partager les postes annoncés dans différents secteurs du marché du travail. Certains contacts, voient passer des postes, que personne n’a vu nulle part !
Ça devient vos yeux sur une très grande partie de ce qui se passe en région.

En plus d’avoir des mots réconfortants, c’est génial !

2.  Facebook – t’envoie des signes !
Non non, je ne suis pas folle. Facebook fait sa publicité selon tes intérêts, tes goûts ou je ne sais trop quoi. Bizarrement, j’ai vu passer une publicité d’une formation en ligne du Collège Lasalle en Planification et organisation d’événements.
Ben, je me suis inscrite. Si rien ne se pointe en cours de route, je serai à l’école et je ferai un changement de “trail”. Secteur dans lequel, j’ai déjà de l’expérience.

3. L’hypnothérapeute (ou votre thérapeute) !
J’ai appelé mon hypnothérapeute pour comprendre et m’aider avec mon estime de moi. On s’entend, il prend toute une débarque (l’estime) lors de ces événements. J’ai pu apprendre sur moi d’ailleurs, et j’en suis venue à une belle conclusion.

4. S’abonner, participer et être actifs

Dans la région, il y a une page Facebook où beaucoup des postes offerts sont publiés chaque jour. Il suffit d’aimer la page et de suivre les publications. Elles sont redirigées sur le site web Un avenir prospère sur lequel vous pouvez consulter les différentes offres d’emploi et même postuler en ligne au poste désiré. 
ATTENTION: les postes sur ce site sont exclusivement dans la MRC d’Arthabaska.
Je sais que ça existe pour la MRC de l’Érable, mais je dois vous trouver le lien.

Il y a PROGESCO qui est une agence en ressource humaine qui peut vous aider aussi dans votre recherche d’emploi. C’est gratuit. Vous pouvez aller les rencontrer et ils seront à l’affut des postes qui avec lesquels vous “cadrez”. D’autres agences existent, cependant je ne connais pas leur fonctionnement (SDMK, Altitude ressources humaines…)

En plus, il y a les salons de l’emploi ! Comme celui du 28 septembre qui se déroulera au Centre des Congrès de Victoriaville – MISSION EMPLOI. D’ailleurs, je trouve le moyen de vous ramener des impressions à ce sujet, puisque j’ai aucune idée de comment ça fonctionne.

5. Les organismes
Il y a des organismes qui existent avec des programmes différents, de l’aide à la tonne pour votre recherche d’emploi. Quelques exemples (je les connais sûrement pas tous)

6. Pour finir
On me reproche souvent d’en faire beaucoup dans une année. D’accepter facilement des opportunités sans trop savoir où cela va me mener. Mais on dit souvent, que rien n’arrive pour rien.
J’ai suivi des formations, j’ai aidé un ancien employeur (parce que j’ai le coeur super grand quand même), j’ai participé à des 5@7, j’ai parlé fort sur une terrasse, j’ose serrer les mains, discuter avec les gens…Mon Facebook est une ressource ambulante.

Aujourd’hui, je suis secrétaire d’élection, blogueuse/chroniqueuse et je retourne sur les bancs d’école en janvier.

Comme quoi, tout nous mène quelque part !

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